Céline Ferrier

Son parcours:

« Je veux être maitresse! » disait Céline Ferrier en sortant de l’école primaire…

Après quelques saisons de monitrice de voile, Céline se rend compte qu’elle a toujours aimé partager ses savoirs, mais intuitivement, elle perçoit que le métier d’enseignant dans une « école » ne lui correspond pas…

Brevets de Marine Marchande en poche, elle enchaîne 25 années d’embarquements, mais  une difficulté récurrente lui apparaît toujours malgré sa détermination, le manque de confiance… Quelques rendez-vous et bouquins plus tard, elle commence à percevoir comment elle a perdu confiance en grandissant, et entame un chemin pour retrouver le contact avec cette nature qui existe de façon innée à l’intérieur de chaque être humain lorsqu’il arrive sur terre… Sur sa route, elle rencontre beaucoup de personnes vivant également ce manque, ce qui engendre beaucoup de souffrances. Et si toute expérience désagréable était un signal pour initier un changement, pour donner du sens à sa vie?

Céline et le projet d’école:

Je comprends alors que l’une des clés se trouve dans l’éducation, dans les expériences de l’enfance. Et si l’école de Jules Ferry n’était pas le format adapté à la merveilleuse diversité que l’on retrouve chez les êtres humains !

Et s’il fallait juste que j’ai confiance dans l’autre pour qu’il ait confiance en moi et ainsi, que j’ai confiance en moi?

Je comprends que toute expérience que je vis dans une relation est révélatrice de ce qui m’habite à l’intérieur.

À l’arrivée de mes enfants, il devient clair que chaque être vivant sait ce qui est bon pour lui, et que tant que je ne remets pas en question le chemin choisi, la confiance est là, le lâcher prise, l’acceptation de ce qui est.

Je découvre et j’expérimente alors « les apprentissages autonomes ».

Je découvre surtout que l’enfant « devient » au contact des personnes constituant son environnement en fonction de ce que celui-ci « est » et non pas de ce que l’on dit à l’enfant qu’il « devrait être ».

En effet, comment l’enfant apprend-il à marcher, à parler?

« Motivation » et « moment approprié » me semblent être les incontournables de tout apprentissage.

Tendre vers le bonheur, se reconnecter à la joie de contribuer au bonheur de l’autre.

Et si finalement il suffisait de faire quelques prises de conscience au niveau de la communication à l’intèrieur de la relation à l’autre.

Et si nous laissions les choses se faire… comme dans la nature! La nature n’est-elle pas « parfaite »!

Bien motivée et au moment approprié pour moi, avec l’aide de la CNV, j’ai entamé mon apprentissage dans la communication et dans les apprentissages autonomes.

Aujourd’hui j’ai très envie de partager avec ceux qui le souhaitent.

Et si nous construisions une école? Une école ou nous essaierions, avec qui nous sommes, d’avoir confiance dans chaque être humain, une ecole ou le seul objectif serait d’être dans la joie de contribuer au bonheur de l’autre?

Un lieu ouvert de partage de savoirs dans la bienveillance…